En 1841, le F Rod s'était présenté à la Loge de 9tettein avec une recommandation de la 204 ; il avait été assez fraîchement reçu et l'Anglaise crut devoir faire des observations à la Loge « Aux Trois Ancres». Le VM de cette dernière écrivit pour s'excuser, en donnant pour raison que la police anglaise avait interdit tous rapports avec la Maçonnerie Française.
Les motifs d'attaques contre la Maçonnerie étaient variés. Un Monsieur Laugeat était devenu fou ; on accusait la Maçonnerie, et l'Anglaise en particulier, de l'avoir mis dans cet état, tant on lui avait fait subir de terribles épreuves au moment de sa prétendue initiation.
En 1868, le nombre des capitaines au long cours qui faisaient partie de la Loge était tel, qu'on les autorisa à avoir un Pavillon spécial, pour leur permettre de se reconnaître et se saluer en mer. Sans doute, ce pavillon dût être la source de pas mal d'avantages, on dut y renoncer, à cause de l'usage qu'en faisaient des marins qui n'étaient pas Maçons ou n'appartenaient pas à la 204.
C'est pour répondre aux persécutions religieuses que la Loge qui. depuis longtemps subventionne et soutient les écoles maçonniques dont le succès est très intéressant, intensifie sa campagne en faveur de l'instruction obligatoire et, le 12 mars 1870, son VM déclarait que l'instruction serait le torrent qui « engloutira dans ses flots l'esprit clérical opposé à toute idée de progrès et de liberté ». Ne l'avait on pas vue, au Congrès régional de Cognac, dénoncer avec indignation une ligue de propriétaires des Charentes qui s'étaient engagés à refuser d'embaucher les ouvriers sachant lire et écrire?
Elle devient moins sévère sur la question qu'elle considérait intangible jusqu'alors et reçoit le 5 février 1869 un candidat qui déclare ne croire que ce qui est démontré. Quelques jours plus tard, elle décidait que ne serait plus mentionnée, sur les bulletins de demande d'adhésion, la religion du candidat. Et nous voici parvenus au seuil de l'année terrible. La tension diplomatique est au maximum; notre Loge se prépare à envoyer un manifeste à toutes les Obédiences en faveur de la paix; hélas! la guerre éclate. La loge continue à se réunir. Le 2 août, elle refuse d'admettre un lieutenant de gendarmerie parce qu'elle ne le considère pas comme un homme libre. Le 28 elle reçoit un message venant de Paris par ballon monté qui annonce que les Loges de Paris ont exclu à jamais de la Maçonnerie le Roi de Prusse, puis, en raison des événements, se met pour quelques mois en sommeil. La guerre finie elle se remet à la tâche. Pour manifester contre la conquête allemande, pour témoigner sa sympathie à ces Francs Maçons français, dont le traité de Versailles a brutalement changé la nationalité, elle termine sa séance de réouverture en tirant une batterie de deuil en l'honneur des FF Alsaciens Lorrains arrachés à la Mère Patrie et conserva l'habitude de renouveler ce geste à chaque tenue. En 1882, cette batterie devient une batterie de deuil et d'espérance et, en 1906, le F Gruet, remplaçant le VM Docteur Rivière, absent, changeait la formule en ajoutant un mot. A partir de ce jour, et jusqu'en 1918, il fut tiré à la fin de toutes les réunions une batterie de deuil et d'espérance en l'honneur des FF Alsaciens Lorrains momentanément arrachés à la Mère Patrie.
En novembre 1872, la discussion sur les articles fondamentaux de la Charte Maçonnique recommence. Le F Solles demandait que l'article premier fut rédigé comme suit : « La Maçonnerie admet dans son sein tous les hommes libres, n'exigeant d'eux, pour les recevoir, qu'une moralité en tous points irréprochable».