l'Atelier, plein de dignité, lui refuse l'entrée du Temple. Pourtant les idées s'élargissent. On tonnait la situation prise par la Loge à l'égard des Israélites. Le 11 février 1868, elle fait entendre une protestation contre la situation faite à ceux ci en Prusse et le 5 mai 1868, le F Moinet déclarait que du moment que l'on croit en Dieu, et de quelque façon qu'on le conçoive, et en l'immortalité de l'âme, qu'on la voie individuelle ou faisant partie de la vie universelle, du moment que l'on est d'accord (religieux, métaphysiciens ou matérialistes), sur la communauté et l'égalité des droits, sur la réciprocité des obligations imposées par la société, on peut faire partie de la grande famille maçonnique. Il y a loin, comme on le voit, des premières conceptions de la Loge sur l'idée de Dieu.
On avait proposé à l'Atelier des photographies représentant le Pape revêtu d'insignes maçonniques avec, au dessous, comme légende : « Excommunicavi meos Fratres », que la Loge, avec dignité, refuse d'acheter. Le Pape ayant convoqué un Concile oecuménique, sur la proposition des FF Massol et Colfavru, on avait demandé qu'un Convent maçonnique se tint à Paris dans le courant de décembre 69.
L'Anglaise, ayant discuté de la question, décide :
Vu la planche du TRGM en date du 30 août dernier, qui soumet à son examen la proposition présentée les 8 et 9 juillet dernier au Convent régulier par les FFMassol, Gaubert et autres, tendant d la convocation en décembre d'un Convent extraordinaire, don! la tenue coïnciderait avec celui du Concile oecuménique; Considérant que la propagande est un devoir pour les Francs Maçons;
Considérant que la réunion du prochain Concile oecuménique devant attirer l'attention du monde entier sur les idées générales qui ont présidé à la formation et président au fonctionnement des divers groupes religieux et philosophiques existant, une occasion exceptionnelle s'offre à la Maçonnerie d'affirmer ses principes et de les faire connaître;
Adopte la proposition sus indiquée, mais aussi, Considérant qu'il ne saurait d'aucune manière convenir à la Maçonnerie agissant collectivement, d'engager une discussion avec les représentants d'une église quelconque;
Considérant, d'autre part, que les débats porteraient sut des questions accessoires, controversées journellement dans nos Temples, du bien, empêcheraient !e vote du manifeste réclamé, ou bien, aboutiraient à un vote oppressif de ta minorité et, dans les deux cas, occasionneraient de funestes effets;
Exprime le voeu que le Convent proclame purement et simplement les pre-miers articles de fa Constitution avec des développements brefs et accessibles à toutes les intelligences.
La Loge décide enfin que la Maçonnerie ne doit prendre position que si elle est attaquée.
Si, au début de cette période la situation de la Loge était excellente, il n'en était pas de même à sa fin. Le 6 avril 1815, par suite du ralentissement dans le zèle des Maçons, les affaires de la 204 vont mal. On fait peu d'admissions, on enregistre pas mal de démis-sions et les frais sont considérables. II faudrait secouer la torpeur des FF, mais en attendant, il faut trouver une solution. Le 8 juin 1875, par mesure d'économie, on supprime les jetons de présence et l'on fait un emprunt de 5.000 francs. Malgré la pénurie de ses ressources l'Atelier continue de subventionner ses bonnes oeuvres. Mais la situation va de mal en pis. Le 22 juin, la Loge convoquée ne peut tenir séance, le minimum de présences n'étant pas atteint. Le 2 août, le FSoubre prononçait un discours pour réveiller le zèle de ses FF.