L'an dernier, disait il, je terminais un rapport que j'avais !a faveur de présenter sur 3ème Convent de 1874 en faisant appel à votre dévouement maçonnique et en vous suppliant de reprendre vos places sur nos colonnes afin de rendre à nos travaux l'activité, l'attrait et l'efficacité qu'ils n'auraient jamais dû perdre. Cette année, mes FF, je dois, avec plus d'énergie encore, répéter cet appel. La situation est des plus graves, le monde ancien, celui du syllabus et du fanatisme, se dresse en face du monde nouveau, le monde de la conscience et de la raison, et menace de le détruire...
Aurons nous l'affligeant spectacle. au moment où le moyen âge renaissant de ses cendres tente de tendre la main, c'est à dire les ténèbres sur la société, de voir les affranchira de l'esprit moderne se désintéresser de cette lutte où l'avenir de l'humanité est en jeu? Quoi ! Aurons nous la douleur de voir l'institution qui, entre toutes, représente le mieux l'Élément laïque, l'égalité des hommes, l'indépendance de la raison, succomber plus encore par l'indifférence et l'incurie de ses membres que par suite des attaques et des calomnies de ses adversaires?
Hélas! les affaires vont de .plus en plus mal. Le 24 novembre 1876, la Loge Anglaise est sur le point de se mettre en sommeil. C'est alors qu'une convention intervient avec L'étoile du Progrès et La Française d'Aquitaine, les Amis Réunis et La Française élue Écossaise et L'Amitié Réunies les Chevaliers de la Fraternité, pour constituer une société civile de la maçonnerie bordelaise qui prendra à sa charge le Temple de l'Anglaise et paiera ses dettes.
Chapitre cinqième
Les conséquences du Convent de 1877 et la modification aux articles fondamentaux de la Constitution ne tardent pas à se faire sentir pour notre Loge. Elle n'avait jamais omis de mentionner nu début de chaque tenue que ses travaux étaient ouverts sous les auspices de la Grande Loge- d'Angleterre et du GO de France. Elle reçoit de la première, notification, sous peine de rupture, d'avoir à fermer son Temple aux Maçons qui avaient accepté les modifications proposées. Logique avec elle même, l'Anglaise préfère rester en relations étroites avec la Maçonnerie française et cesse de travailler avec la GL d'Angleterre et à la gloire du GADLU, se plaçant uniquement sous l'égide du GOde France.
Toujours officiellement agrégée à la correspondance, il semble que ses Officiers et ses Vénérables, ignorant l'histoire de leur Loge, ont perdu de vue cette situation privilégiée. Ils l'ont conduite, comme si elle dépendait réellement de l'administration du GO, en sorte que cet Atelier dut subir, à diverses reprises, les contrecoups des abus de pouvoir de cette obédience.
La rédaction de l'article premier de la Constitution revient encore sur le tapis en 1864. Le GO proposait : La Franc Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive a pour objet la recherche de la vérité et la pratique de la solidarité; elle travaille à l'amélioration matérielle et sociale, au perfectionnement intellectuel et moral de l'humanité, elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi même, !a liberté de conscience, la perfectibilité et la solidarité humaines. L'adjonction de tolérance mutuelle, respect des autres et de soi même, semblait à l'Anglaise faire une sorte de répétition et elle en proposa la suppression.
En 1896, le GO, atteint de modernisme, veut supprimer le serment solennel et le remplacer par une promesse. La Loge prend une décision en faveur du maintien du serment et émet le vœu qu'aucune modification ne soit adoptée, qui pourrait porter atteinte au caractère traditionnel et universel de la Maçonnerie.