En ce qui concerne la Déclaration en elle même, vu la situation créée par le fait accompli; Continue à réserver son attitude pour (avenir et passe à l’ordre du jour.
Sur la demande .du F Alzieu, une adjonction opportune fut faite en prévision de l'existence possible d'un texte, qui attrait échappé au F Orateur et donnerait droit au Conseil de l'Ordre. En conséquence, après la mention « continue de réserver son attitude pour l'avenir », on ajouta : « jusqu'à démonstration, loi maçonnique en main, de l'irrégularité de sa conduite ». Pendant plusieurs séances plusieurs questions furent agitées et notamment celle de la situation financière vis-à-vis du GO. Celui ci réclamait en effet quelques centaines de francs qui lui étaient dus. Mais la Loge, étant donné sa position un peu spéciale, faisait remarquer que celui-ci détenait huit actions de cinq cents francs de la Société Anonyme Immobilière et il lui semblait logique, puisque la rupture était imminente, de rentrer d'abord en possession de ses actions avant de régler ce qu'elle devait elle-même. A cet effet, le F.'. Secrétaire fut chargé de demander au Trésorier du GO de vouloir bien lai envoyer, soit la valeur des actions, soit les actions elles-mêmes. Le GO répondit qu'il était disposé à racheter les actions au prix de quatre cents francs l'une.
Cette offre déplut aux Membres de l'Atelier. Elle plut d'autant moins que la planche du GOétait écrite sous une forme vexante.
Le F Bouley écrivait en effet :
Nous avons l'a faveur de vous informer que le Conseil de (Ordre a pris connaissance de. planches des 16 avril et 16 juin, qui lui ont été adressées par le Secrétaire de votre Atelier au sujet d'une offre de rachat d'actions de la Société Immobilière, la dernière de ces planches, conçue en termes peu fraternels, on pourrait dire injurieux, en tous cas inacceptables.
D'autre part. vous ne devez pas ignorer les restrictions de l'article 173 du Règlement général, qui est ainsi conçu :
« Toutes les pièces adressées par les Ateliers du GO doivent être signées par le Président, l’Orateur et le Secrétaire, et timbrées, faute de quoi elles n'ont pas le caractère officiel et sont considérées comme non avenues.
Or, voici comment était conçue la lettre dite injurieuse :
Bordeaux, le 16 juin 1913
Au GO de France,
TT C FF,
Comme suite à une planche que la Loge Anglaise n° 204, du 9 avril dernier, relative à sa mise à jour avec le Trésor de la Fédération, il a été répondu par le F Secrétaire Général le 11 du même mois à notre Respectable Atelier que les huit actions de la Société Anonyme Immobilière qu'il possède pouvaient lui être rachetées au prix de quatre cents francs l'une. En conséquence, l'Anglaise ne pouvant accepter qu'un remboursement au pair et sa planche du 16 avril étant demeurée sans réponse, j'ai la faveur de vous prier de vouloir bics nous laite retour de ces huit actions en vue de leur négociation au mieux de nos intérêts, et à l'abri de toutes tentatives usuraires.