Un échange d'observations se produit alors entre !e F LucienVictor Meunier et le F Liégaux, qui avait pris la direction de la Loge par intérim et lui faisait remarquer que la décision de l'Anglaise n'était pas motivée par la Déclaration proprement dite mais uniquement par la procédure employée, qui était en violation de la Constitution.
Après les conclusions du F Orateur, l'ordre du jour proposé est adopté à l'unanimité, moins la voix du F.Meunier. Cependant, cette résolution aurait pu être entachée d'irrégularité et il fut décidé que la même décision serait reportée à la tenue suivante et pour éviter toute surprise, tous les membres de l'Atelier seraient convoqués sous pli recommandé avec mention bien explicite de l'ordre du jour qui devait être définitivement adopté. La convocation était ainsi rédigée :
TCF,
Dans sa tenue du 26 novembre, la R.'. L.'. Anglaise 204 a adopté à l'unanimité moins la voix du F.'. Lucien-Victor Meunier. Membre du Conseil de l'Ordre, un ordre du jour oie elle affirme sa volonté de rompre soutes rela• fions maçonniques avec le C.'. O.', de France. Cette rapiate devant être définitive, après fa délibération prise dans sa réunion du 3 décembre et portée ensuite à la connaissance du C.'. O.'., vous êtes instamment prié d'y assister pour y soutenir votre opinion personnelle. A défaut de volte présence, il sera passé outre par la majorité et voir abstention sera considérée comme une acceptation tacite de la rupture. Veuillez agréer, etc…
Le 23 décembre, la délibération eut lieu, l'ordre du jour adopté de nouveau à l'unanimité moins la voix du F?Lucien-Victor Meunier. Ce vote avait eu lieu par appel nominal.
L'ancien VM, prenant congé de ses FF, « le mieux qu'il lui est possible », dit-il, demande à couvrir le Temple et annonce sa démission irrévocable, qu'il confirmera prochainement par écrit. Le F Liégaux ferme alors pour la dernière fois les travaux « au nom et sous les auspices du GO de France » pour les ouvrir quelques minutes après en « Chambre du Milieu » au nom de l'Ordre Maçonnique en France.
La Loge Anglaise se trouvait donc indépendante et complètement isolée du reste de la Maçonnerie. Deux solutions se présentaient; la première consistait à demander son rattachement à la GL de France, la deuxième à réunir les Loges qui auraient pu adopter la même conduite qu'elle et constituer une nouvelle Obédience. Des pourparlers s'établirent et le F Renou, Secrétaire de la Loge, aidé du F Duprat, qui résidait à Paris, entâmèrent divers pourparlers.
Il existait à Paris une Loge, Le Centre des Amis, dont le VM était le Docteur de Ribeaucourt, qui se trouvait dans le même cas que l'Anglaise. A la suite de correspondances nombreuses, on résolut de demander l'appui de la GL d'Angleterre, et de constituer, par ce moyen, un organisme central qui aurait groupé tous les Maçons déçus par le GO, de façon à constituer une Obédience régulière et qui aurait joui de la reconnaissance de la Maçonnerie Universelle. Le F Roereich, ancien Grand Officier de la GL d ‘Angleterre, voulut bien se charger de faire à Londres les démarches nécessaires et, pendant que la reconnaissance se préparait, le F de Ribeaucourt, agissant en temps que GM de la nouvelle GL, prenait le décret suivant: Le Centre des Amis et l'Anglaise 204 s'étant constitués en Grande Loge.