Décret n° 1. - Constitution de la Grande Loge Nationale, Indépendante et Régulière, pour la France et ses colonies;
Le TRGM. de la GL. Nationale, Indépendante et Régulière pour la France et ses colonies; En vertu de ses pleins pouvoirs pour l’année 1910;
Considérant . Que la nouvelle GL a été fondée à Paris le 5 novembre 1913, en vue de la reconstitution en France de la vraie Maçonnerie de tradition;
L'approbation et la reconnaissance officielle de la GL d'Angleterre, datée du 20 novembre 1913; La Déclaration qui a été faite le 3 décembre 1913 par le TR Pro Grand-Maître Lord Ampthil au bi-centenaire de la GL d'Angleterre.
Décrète :
La GL Nationale, Indépendante et Régulière pratique le Rite Rectifié qui comporte les obligations suivantes:
1 ° La Bible sera ouverte pendant les travaux au premier chapitre de l’Evangile selon saint Jean;
2 °Les travaux seront strictement conformes au rituel du Régime Rectifié dans toutes les Loges (ces rituels furent établis en 1778 et confirmés en 1782)
3° La Loge sera ouverte et fermée ALGDGADLU
Toutes les planches de l'Ordre et des Loges porteront l’exergue du Grand Architecte de l’Univers;
4° Aucune discussion politique ou religieuse ne sera permise en Loge;
5° La Loge ne prendra jamais part officiellement à une affaire politique quelconque, mais chaque F?conservera en dehors de la Loge une liberté complète d'action et d'opinion;
6° Seuls les FF reconnus par la GL pourront être reçus.
Les articles de ce décret n'avaient point été admis par les membres de l'Anglaise sans de fortes discussions. L'adoption de l'exergue du « Grand Architecte de l'Univers » en particulier donna lieu à beaucoup d'hésitations. Depuis 1877, l'esprit maçonnique avait considérablement évolué et si, dans le siècle précédent, la croyance en Dieu et en l'Immortalité de l'âme était une des conditions absolues de l'admission, les choses avaient bien changé et l'on pourrait au contraire citer quelques Ateliers où l'on exigeait froidement les déclarations d'athéisme de la part des candidats. Pour quelques FF de l'Anglaise cet exergue semblait choquant et il fallut que le GM de Ribeaucourt donnât des apaisements et fît bien comprendre à quelques esprits un peu obtus que parmi les symboles maçonniques le Grand Architecte en était un et que son interprétation était laissée à l'esprit de chacun d'eux, qu'il n'y avait rien de commun entre ce « Grand Architecte » et le Dieu des religions mais qu'on ne pouvait pas nier l'existence d'un principe supérieur qu'il fallait admettre sous la forme qui plaisait à chacun : Principe vital, Force de la Nature, etc...